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La production céréalière entre les défis

La filière céréalière au Maroc est primordiale  dans l’économie.

Selon les données, un marocain consomme en moyenne 200 kg de céréales annuellement, alors que la consommation mondiale est de 125 kg seulement.

Le tissu industriel de la filière céréalière est composé de 211 unités répartis comme suit :

-134 minoteries industrielles de Blé tendre

-58 semouleries de blé dur

-19 orgeries

-10.000 unités artisanales (35% des écrasements nationaux) – ministère de l’Agriculture

Le Maroc produit 50 millions de quintaux par an

Avec une superficie de 5,3 millions d’hectares, le Maroc produit, en moyenne, 50 millions de quintaux par an. La contribution au PIB agricole (PIBA) est située entre 10 et 20%. Les 1,4 millions d’exploitations agricoles nationales génèrent un chiffre d’affaire de 15 milliards de dirhams. Chaque année, le Maroc importe des céréales à hauteur de 6 Milliards de dirhams, selon le ministère de l’Agriculture.

Le Maroc est connu par son importation des céréales avec plus de 44% de sa consommation annuelle. Ses principaux fournisseurs sont la France (blé tendre et l’orge), le Canada pour le blé dur, l’Argentine et les Etats-Unis pour le maïs.

Dans cette optique, et pour promouvoir la filière céréalière, le think tank Green Vision Morocco (GVM) et la Fédération nationale des négociants en céréales et légumineuses (FNCL), en partenariat avec l’Essec Business School ont organisé le 16 janvier dernier à Rabat des séances d’échanges, avec la participation de l’Office national interprofessionnel des céréales et légumineuses (ONICL), selon un organe de presse marocain.

«Il est temps de repenser le modèle de gestion de notre filière pour permettre aux opérateurs de s’oxygéner. Le Maroc est structurellement importateur et dépendant des importations. Si vous prenez une céréale comme le maïs, nous en produisons de manière insignifiante. Il nous faut donc travailler à trouver les meilleurs mécanismes qui permettent non seulement un approvisionnement efficace du marché», a déclaré Jamal M’Hamdi, président de la FNCL.

La campagne 2017-2018 a réalisé de belles progressions dans la filière céréalière, soit une progression de 7,3% par rapport à l’année 2016.

La campagne 2017-2018 marque ainsi une progression de 7,3% par rapport à la précédente, selon les résultats définitifs issus de mesures des rendements par prélèvement au champ.

Le ministre de l’Agriculture a annoncé en marge de la cérémonie de signature de l’accord de pêche entre le Maroc et l’Union Européenne, une récolte céréalière importante de 103 millions de quintaux.

La récolte de blé tendre atteint 59,1 millions de quintaux, celle de blé dur 24,2 MQ et celle d’orge 29,2 MQ.

Le rendement avait atteint dans la saison agricole 2017-2018 un niveau historique de 22,9 quintaux à l’hectare, en hausse de 27% par rapport à la campagne précédente et de 7% par rapport à l’année 2014-2015 ayant enregistré la production record de 115 millions de quintaux pour une superficie de 5,37 millions d’ha de céréales.

Principaux axes du contrat-programme

Le ministère de l’Agriculture a mis en accent des axes pour la promotion de la production céréalière . Il s’agit de :

-Réalisation de 150 projets d’agrégation, dont 120 projets au titre du Pilier 1 et 30 projets pour le Pilier 2 du Plan Maroc Vert

-Intensification d’un périmètre céréalier sur une superficie de 3 millions ha;

-Incitation à l’émergence d’acteurs céréaliers performants ;

-Développement de l’assurance agricole.

-Consolidation et restructuration de la minoterie industrielle

-Refonte graduelle des mécanismes de régulation

-Renforcement des programmes d’encadrement et de recherche appliquée

-Mise en place de l’interprofession

Les perspectives du marché pour 2019 ?

A ce sujet, le paysage demeure optimiste pour la  FAO : les marchés sont restés bien approvisionnés et la production de blé est appelée à rebondir en 2019, au moment où la demande devrait baisser.

Selon l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture, les marchés céréaliers mondiaux sont restés bien approvisionnés en 2018/19 malgré une baisse des récoltes.

Les premières perspectives de la FAO pour la production mondiale de blé en 2019 s’élèvent à 757 millions de tonnes.

Avec un tel niveau, celle-ci dépasserait de 4% le niveau de 2018, sans pour autant atteindre le record enregistré en 2017, note l’organisation onusienne. Ceci empêcherait l’inflation.

La FAO ajoute dans ce sens que le rapport mondial stock/utilisation des céréales en 2018-2019 afficherait toujours un niveau acceptable.

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