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La culture de la betterave à

La culture de la betterave à sucre connait un essor dans la région de Doukkala et joue un rôle important dans l’économie nationale. La campagne agricole 2018 /2019 est globalement satisfaisante dans cette région.

La production de sucre au Maroc se fait à travers la transformation de la betterave à sucre et de canne à sucre cultivées dans 5 régions du Royaume (Doukkala, Tadla, Gharb, Loukkos et Moulouya).

La filière sucrière marocaine opte de plus en plus pour la mécanisation dans les différentes phases (culture, semis, plantation et récolte). En plus de la production à partir des plantes sucrières locales, le sucre est produit également à partir du raffinage du sucre brut importé au niveau de la raffinerie de Casablanca.

Ainsi, plusieurs aspects témoignent de ce développement, notamment le binage mécanique qui est passé de 32% en 2008 (année de lancement de la stratégie Plan Maroc Vert) à 71% en 2017.

Selon les statistiques disponibles, 19 190 ha de betterave ont été réalisés à la mi-janvier 2019, en mono germe avec la bour et semis mécaniques, soit une augmentation de 13% par rapport au programme et 7% en comparaison avec la campagne 2017-2018 ( 17 890 ha).

19.190 ha cultivés par 13.756 producteurs

Après les précipitations enregistrées aux mois d’octobre et de novembre 2018, le programme prévisionnel a été sensiblement revu à la hausse pour atteindre le décompte final de 19.190 ha cultivés par 13.756 producteurs.

Selon les données de la direction régionale de l’agriculture, l’arrondissement de la zone de Sidi Bennour en tête du podium avec 6.400 ha et quelques 5.221 agriculteurs servis.

Selon les premières prévisions Comité technique régional, le Maroc atteindra à l’issue de la présente campagne, un taux de couverture des besoins du pays en sucre, qui avoisinerait les 53%, et ce, malgré le retard des pluies enregistré dans l’ensemble des régions agricoles du Royaume où ce retard a été compensé par les eaux d’irrigation.

Dans la région de Doukkala, où les semis ont tété précoces essentiellement entre le 20 septembre et 31 octobre 2017, la production livrée à la sucrerie de Sidi Bennour, après 20 jours du démarrage de la campagne d’arrachage le 20 avril dernier, a atteint 230.000 tonnes de betteraves sucrières contre 181.000 T, lors de la précédente campagne, soit une hausse de 21%.

Ce volume représente 15% de la production totale estimée à 1,5 million de tonnes avec un rendement moyen de 71 T/HA contre 70 en 2016-2017.

Les performances de l’actuelle campagne ont été obtenues grâce à la généralisation de la semence mono germe, la mécanisation des semis, en plus de la disponibilité des intrants (engrais et pesticides), l’accès facile aux parcelles et la surveillance phytosanitaire qui a permis d’intervenir au bon moment contre les maladies et les insectes ravageurs de la culture.

De manière générale, les précipitations des mois d’octobre et de novembre ont accentué l’activité agricole en début de campagne dans toute la région.

La pluviométrie cumulée jusqu’au 16 janvier 2019 est de 194 mm, soit un surplus de 42% par rapport à la campagne précédente (136 mm) et un déficit de 2% par rapport à la moyenne pluriannuelle.

Région de Fquih Ben Salah : 896.000 tonnes de production

Une production record de 896.000 tonnes de betterave à sucre a été enregistrée la saison dernière à Fquih Ben Saleh.

La région de Fquih Ben Saleh a enregistré une production record de betterave à sucre de 896.000 tonnes sur une superficie de 11.500 hectares, soit une moyenne de 78 tonnes à l’hectare.

Depuis le lancement du plan Maroc Vert  durant la saison 2008-2009 et grâce aux mesures prises dans le cadre du plan agricole régional, la production de la betterave à sucre à Fquih Ben Saleh a enregistré un réel progrès  qui se poursuit jusqu’en 2020, annonce un document de la direction régionale de l’agriculture à la région Béni Mellal-Khénifra.

Les conditions climatiques favorables lors de la saison dernière ont permis de réaliser une production record de betterave à sucre à Fquih Ben Saleh. La région a récolté un total de 896.000 tonnes de betterave à sucre sur une superficie de 11.500 hectares, soit une moyenne de 78 tonnes à l’hectare. Ainsi, la production de Fquih Ben Saleh représente 93% de la production totale dans la région de Béni Mellal-Khénifra.

D’après le rapport, le revenu des agriculteurs est passé de 29.340 dirhams par hectare lors de la saison 2016-2017 à environ 35.000 dirhams par hectare l’année agricole précédente.

Pour réussir la saison 2018-2019, les préparatifs pour la culture de la betterave à sucre ont commencé très tôt. Ces préparatifs comprennent le choix des meilleures semences mises à la disposition des betteraviers à partir de la mi-août dernier, la mécanisation renforcée ainsi que l’accompagnement et la sensibilisation des producteurs.

Toutes les opérations  de traitement ont été conduites sur la base des constats prélevés par l’Observatoire   de phytiatrie qui s’est focalisé sur les maladies de pourritures, et les ravageurs qui attaquent la culture. Suivra après la préparation de la campagne d’arrachage.

A Béni Mellal, l’opération de traitement a démarré le 23 avril 2018. Les premiers résultats annoncent une production de plus de 1 million de tonnes de betterave. Le rendement était de 75 tonnes/ha et une richesse en sucre de plus de 18%. Ce sont donc 13 tonnes de sucre à l’hectare, soit un rendement voisin de celui réalisé en Europe, voire plus.

Forte de ses potentiels, la filière sucrière, qui contribue à la sécurité alimentaire par l’assurance de la couverture des besoins nationaux en sucre, la création d’emplois et l’amélioration des conditions de vie de 80.000 familles d’agriculteurs de betterave à sucre et de canne à sucre, dispose actuellement d’une capacité globale de production de 1,65 million de tonnes de sucre blanc par an, dépassant les besoins du marché local évalués à 1,2 million de tonnes.

Cet excédent de capacité permet de satisfaire en priorité les besoins du marché national et de prospecter de nouveaux marchés à l’export.

La filière sucrière est organisée au sein de la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (COMADER), dans le cadre de la Fédération interprofessionnelle marocaine du sucre (FIMASUCRE) qui regroupe l’Union nationale des associations des producteurs des plantes sucrières du Maroc et l’Association professionnelle sucrière.

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