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Argan : une filière à fort

L’arganier est l’une des filières d’agriculture 100% marocaines.

Selon les statistiques disponibles, l’arganier couvre actuellement 870 000 ha représentant environ 17% de la superficie forestière marocaine.

L’arganier se concentre dans la province d’Essaouira, Agadir, Chtouka Ait Baha, Tiznit, Taroudant et Inzeguane Ait Melloul.

A l’instar d’autre filières, le contrat programme conclu dans le PMV ( Plan Maroc Vert) entre l’Etat et les professionnels de l’arganier a donné des résultats positifs. Selon l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier ( Andzoa), sur la période 2012-2017, 590 projets ont été réalisés, nécessitant un investissement global de 1,22 milliard de dirham, dont 834 millions de dirhams de contribution propres de l’Etat.

Commercialisation de l’arganier

La production fruitière (noix d’argane) varie en fonction de l’âge et de la densité (20 à 100 kg/arbre) avec une moyenne de 40 kg/arbre/an. Sur la base de la densité moyenne des peuplements d’arganier (environ 50 arbres par hectare) et du rendement en huile d’argane (3 litres pour 100 kg de noix d’argane sèches), la production potentielle est estimée à 32 000 tonnes d’huile d’argane par an.

La production pastorale moyenne de l’arganeraie est estimée à 200 UF/ha/an, soit près de 174 millions d’unités fourragères, équivalente à 1 740 000 quintaux d’orge. Cette production contribue à hauteur de 40% des besoins du cheptel de l’arganeraie estimé à 1,5 million de têtes dont 65% de caprins.

Concernant les prix de l’huile d’argan au niveau national, ils ont enregistré une baisse de 8% de l’année 2009 à 2010 par rapport à la période du 2006 à 2009 où ils ont connu une hausse considérable de 14%.

Quels sont les rôles de l’arganier ?

Les rôles de l’arganier s’articulent autour de trois rôles :

Rôle économique : L’arganeraie présente un grand intérêt économique car c’est un arbre à usages multiples : le bois est utilisé comme combustible, les feuilles et les fruits constituent un fourrage pour les caprins et les camelins et l’huile extraite de l’amande est utilisée en alimentation humaine et en médecine traditionnelle.

Rôle environnemental : L’arganeraie constitue un rempart biologique de lutte contre la désertification. Son écosystème assure la protection du sol contre l’érosion éolienne et contre le ruissellement favorisant ainsi l’alimentation en eau des nappes phréatiques, notamment au niveau de la plaine du Souss-Massa.

Rôle social : L’arganeraie assure la subsistance de quelques 3 millions de personnes dont 2.2 millions en milieu rural. Ainsi, le revenu familial dont l’arganeraie participe à hauteur de 25 à 45% selon les zones varie de 9 000 à 15 000 Dh/an/ménage. Les différentes productions de l’arganeraie fournissent plus de 20 millions de journées de travail dont 7.5 millions de journées essentiellement féminines pour la seule extraction de l’huile d’argan.

Le projet de développement de la filière, arrêté en 2011, prévoyait notamment deux chantiers majeurs. Il s’agit de la réhabilitation de l’espace de l’arganeraie sur 200.000 ha et la création de 5.000 ha de vergers d’arganiers à l’horizon 2020. A fin août 2018, l’Andzoa fait état d’un niveau de réalisation de 60% pour le premier et de plus de 70% pour le second.

Grâce au PMV, la filière regroupe 16 périmètres de production basés essentiellement dans la région de Souss-Massa-Draâ, 11 groupements d’intérêts économiques et plus de 30 coopératives, selon les statistiques disponible. La montée en cadence de l’activité est visible au niveau de l’exportation. En volume, de 36 tonnes seulement au début des années 2000, elle dépasse actuellement 1.400 tonnes pour des recettes de plus de 300 millions de DH.

Les exportations ?

Les exportations d’huile d’argan ont grimpé en flèche à la fois en termes de volume et de valeur. Au début des années 2000, environ 36 T étaient exportées pour un chiffre d’affaires de 935 000 Dh. Aujourd’hui, et plus précisément en 2016, le Maroc a exporté 1 387 T pour un revenu de 298,5 millions de Dh.

Les performances de la filière à l’export ont été possibles grâce aux moyens mis en œuvre à travers le contrat-programme. Celui-ci a permettra la réhabilitation de 200 000 ha d’arganeraie, la domestication de l’arganier, l’extension de sa culture en conduite moderne sur 5 000 hectares et la hausse de production d’huile à 10 000 T d’ici 2020.

Depuis l’établissement du contrat-programme en 2010, 101 487 ha ont déjà été réhabilité et 610 projets ont été mis en place grâce à un budget de 800 millions de Dh. Aujourd’hui, la filière argan compte 30 coopératives, 11 Groupements d’Intérêts Economiques (GIE) et 16 périmètres de production.

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